23/01/2007

Deux heures

Pas pour changer le monde

Simplement pour souffler un coup

Pour respirer sans être à genoux

Pour rêver à de nouveaux mondes

 

Réfléchir sans trop y penser

Faire comme si on était dans un rève

Mettre ses cellules en grève

Laisser les glandes opérer

 

Comme si tout, soudainement

Leur était permis

Innondant en jaccuzzis

Par derrière aussi bien que par devant

 

Se propulser dans l'espace

Frictionnant fort la fusée

Tant qu'elle en fut pâmée

A se voir dans la glace

 

Et repartir comme on va au charbon

L'oeillet rouge au fusil

Et s'ouvrir tout grand l'appétit

Aux parfums de la première Manon.

 

Laisser couler l'Escaut

Comme s'il était fliqué

Dopé, trucqué, arnaqué

Et sauter de plus en plus haut

 

Et en finir de la bouteille

Distinguer qu'au fond du rouge

Plus rien jamais ne bouge

Comme au silence de la veille

 

Deux heures pour en finir

Pour arrêter de vieillir

Peut-être un peu de chance

Que tout recommence ?

20:55 Écrit par Jacques dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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