01/06/2006

Le coeur mou

Cette étrange sensation de ne plus être

Et poutant de vivre encore

Comme si au delà de la fenêtre

Je serai, un peu, mort.

 

Vivre les derniers instants,

Comme si le souffle venait à manquer

Et l'oppression comme le gant

A vous serrer, vous étouffer

 

Voir au loin un chanp de jonquilles

Qui s'abattent l'autre à l'une

Aux jours terminés sans lune

Comme le banal jeu de quilles

 

Voir notre vie s'évader

Poursuivre d'autres envies

Des comme on avait rêvées

En nos tonnes de poésies

 

Ne plus êtres responsables

Des mots écrits, jetés

Là dessus la table

Nos mots inapprivoisés

 

J'ai, cet après-midi, le coeur mou

Comme une vidange bonne à recycler

La vie avant, arrière est un tout

Nous n'avons qu'à nous incliner

 

Pas d'akodak dit le révolutionnair'

Les mots sont libres

Et ignorent les barrières

L'important reste de vivre.

 

 

13:04 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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