31/05/2006

Bloub bloub

Mon oreille droite fait de drôles de bruits

C'est sourd, j'y entends les battements

Irréguliers, je le sais, du vieux muscle

Va être dûr de rimer avec muscle

Notes bien que c'est fait, épatant

C'est un peu de la cuisine la poésie.

 

Notes bien que trop de sel nuit

Mais sans sel c'est fadasse

Et même les propos salaces

En perdent de leur acrimonie

 

Bon, Jacques, tu poètes comme tu respires

A grands coups de bouffées

De ta pipe sans cesse rallumée

Capable du meilleur comme du pire

 

Et si on se jouait de la musique

Un petit tango bien renversant

Un fandango pour mécréants

De l'aéro mais sans la bique

 

T'écris vraiment n'importe quoi

De plus en plus fumiste

Où donc est le communiste ?

Il est monté au faîte du toit

 

De là il voit la terre et les gens

Qui vont de ci, de là

Et les flics qui les poursuivent

Cela bascule de la coursive

Des noyés qui n'existent pas

Vas donc crier dans ton beuglant

 

Personne ne t'écoute vraiment

Toi et pour les autres tes luttes

C'est menu fretin d'anacoluthes

Pour ceux qui sont les braves gens

 

Rabats donc une fois ton kaket

Bois plutôt une goutte de péket

Et fous-nous la paix avec tes ceux

Qui foutent le camps de chez eux.

 

Merde, mon oreille c'est la tension

Fais gaffe Chevaljak, attention

Vas donc regarder la télévision

Faits des mots en croisillons

 

T'en fais trop tu vas crever

Et tu seras, là, tout seul

A pleurer dans ton linceul

N'importe quoi pour faire rimer.

18:27 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/05/2006

C'était tard

La nuit tombait près de l'Ourthe dont le flot grossissait. Sous le saule, la mare était paisible, seuls quelques tétards, çà et là, lignaient la surface endormie, non loin de là on entendait les piaillements gais dune vingtaine d'enfants d'un dernier soir de classes de pierre. Merci Brigitte pour nous avoir permis de participer à ce bonheur.

13:27 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/05/2006

Je comprends pas

Il parait que certains à gauche s'en mettent plein les poches et cela fait des scandales à Charleroi, pourtant ils vivent pas vraiment mieux que les autres et pas dans des palais.

Ils ne se sucrent pas au passage de l'argent des multiples spéculations financières qui dépassent de beaucoup ce qu'on leur reproche.

Comme si c'était une nouveauté, comme s'ils étaient les premiers à lècher la chantilly du gâteau un peu plus que le vulgus qui profite aussi du même gâteau.

Marre de voir des gens s'ériger en juges "intègres" pour dénoncer quelques maraudeurs au point même que certains qui n'ont rien même fait d'illégal soient oeil du cyclone et en viennent aux solutions extrêmes pour leur honneur.

Je sais ce n'est pas poétique, mais je m'en tapes, faut dire, j'avais envie de l'écrire. Vous pouvez toujours réagir comme bon vous semble.

23:09 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Où écrivent-elles leurs mots

Toutes ces femmes que j'ai connues de loin et pourtant si proches. Victimes du sac et du ressac des marées boréales, sombrant en funestes destins, abandonnant un peu d'écume, juste pour une souvenance particulière, un noeud défait au mouchoir perdu au fond de la poche. Où sont vos mots Mes Dames ?

01:16 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/05/2006

Encore un jour

Encore un, encore un de vécu, un de gagné pour écrire.

Ecrire des mots simples, des mots qui restent.

Des mots qu'on lira, qu'on lit, qu'on a lu.

Des mots des autres jours, des passés, des futurs.

Des mots pour nous faire pleurer ou rire

Chargés de fièvres qui vous empestent

Tant et tant qu'après on ne sait plus

S'ils étaient vrais ou impostures.

20:59 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Nuitamment

Le poète fatigué passe

Il dépose quelques mots

comme on dépose les armes

Comme on se dévêt

Pour affronter la nuit

 

Avant qu'il trépasse

La bouche vissée au goulot

Avec pour seul vacarme

Comme le bruit que fait

Le corps qui perd sa vie

03:15 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/05/2006

Attendre

Toujours ces longues attentes, salle aseptisée aux vieux magazines déchirés, musique grésillant d'un haut parleur en faux contact...

Attendre le rendez-vous qui se rapproche, qui passe l'heure, qu'on se demande si on ne s'est pas trompé de jour.

Et tous ces gens qui entrent et sortent, arrivent après vous et repartent avant.

Suis-je oublié ? Mon nom est-il bien sur la liste ? On se prend la tête et l'esprit divague, on est loin, si loin qu'on n'entend pas son nom cité.

La secrétaire s'énerve, il est bientôt midi et le rendez-vous d'onze heures n'est pas là. On se regarde tout con. Mais c'est moi Madame.

Le Docteur est parti, repassez au secrétariat pour prendre un autre rendez-vous, la prochaine fois essayez d'être là à l'heure.

Attendre l'ouverture du guichet à 13 heures, prendre un rendez-vous, dans deux mois, le Docteur part en vacances, il a bien le droit. Attendre encore l'autre bus, le bon vient de passer. Pour une fois qu'ils ne sont pas en grève !

16:00 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/05/2006

Revoici le temps des assassins

La peste brune s'est réveillée

On le savait, elle prospérait

Voici déjà quelques années

Sa haine, elle hurlait

 

On avait fini par s'y habituer

On désserrait même le cordon

Certains, à elle, voulaient s'allier

Ou même leur accorder un pardon

 

Chaque jour du côté flamand

On bastonne à la couleur de peau

Non ce ne sont pas des allemands

Ces adeptes de l'ordre nouveau

 

De bons belges, Van de quelque chose

Très attachés à leur famille

Aux idées noires que l'on impose

Et qu'importe l'infamie

 

Anvers réveille ses vieux démons

Du zoo sortent les louveteaux

A la carotte préférant le bâton

La faucheuse aiguise sa faux

 

Assisterons nous encore en silence

Avec quelques cris d'agneaux

Aux criminelles jouïssances

De tous ces beaux salauds ?

 

Allons-nous leur donner le droit de tuer

Qualifiant le crime de cas isolé ?

 

Nous avions de quoi l'éradiquer

En 1945, un certain huit mai,

Cette maladie que l'on a préféré

Laisser croupir en fait

15:39 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/05/2006

Ne rien faire... enfin si peu

Les lundis au soleil et pourquoi pas aussi les mardis ?

Bon vous allez me dire : si c'est pour surfer sur un ordinateur, à quoi peut servir le soleil sinon à mettre des reflets dans la lucarne ?

Aujourd'hui je n'ai déjà pas toutes ces colonnes de chiffres qui me bouffent les yeux au boulot.

L'après-midi le soleil sur l'écran.

Trafter un peu à la maison, tenter de mettre de l'ordre, une gageure, descendre au jardin compter les fleurs sur les fraisiers, imaginer le BBQ du soir et regarder les côtes au spirling qui dégèlent. Un ptit coup de surf par ci, un verre d'eau pétillante par là, les pieds nus dans les sandales.

Penser à réécrire en vers, cela fait longtemps...

 

11:01 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07/05/2006

Avant-hier

Un copain poursuivi par le crabe a délibérement choisi de prendre le train en marche.

La journée était chaude, cela a créé un froid, son corps disloqué entre les voies.

14:26 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Plaisirs d'amour

Ne durent que quelques instants au lit.

 

Tandis que ceux de la poésie

durent toute la vie.

14:19 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/05/2006

Encore ce ciel

Tout gris, tout de plomb vêtu, un ciel sans oiseau, sans contours de nuages. Ce ciel qui s'assombrit et couvre la terre d'ombre où on ne respire plus, comme fondus dans une chape de béton coulant lisse.

Et une pluie, légère, juste bonne à humidifier la poussière pour la coller au sol, l'imprègner à la grisaille des pavés.

Pas un atome de vent, un air lourd, chargé d'irrespirable comme si le temps n'en finissait pas de s'arrêter.

Ce ciel de mai, si triste, si novembrier sans les frimas, écrasant toute vie d'un linceul de satin noir et...

D'un coup.. l'éclair... le tonnerre... colère de dieux inconnus, le vent qui se lève, les jeunes feuilles qui frémissent, c'est déjà presque l'été... en Belgique.

20:29 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |