09/05/2006

Ne rien faire... enfin si peu

Les lundis au soleil et pourquoi pas aussi les mardis ?

Bon vous allez me dire : si c'est pour surfer sur un ordinateur, à quoi peut servir le soleil sinon à mettre des reflets dans la lucarne ?

Aujourd'hui je n'ai déjà pas toutes ces colonnes de chiffres qui me bouffent les yeux au boulot.

L'après-midi le soleil sur l'écran.

Trafter un peu à la maison, tenter de mettre de l'ordre, une gageure, descendre au jardin compter les fleurs sur les fraisiers, imaginer le BBQ du soir et regarder les côtes au spirling qui dégèlent. Un ptit coup de surf par ci, un verre d'eau pétillante par là, les pieds nus dans les sandales.

Penser à réécrire en vers, cela fait longtemps...

 

11:01 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

La poésie aux pieds nus ! "Papa, j'ai peur", hurlait le gamin sur la plate-forme du toboggan du parc. "Moi aussi, gamin, j'ai peur.". "Papa, je veux descendre, viens me chercher.". "Mais c'est ce que je fais". "Mais non, tu es encore tout en bas". "C'est parce que je rampe sur la partie plate, mais j'avance, j'avance". "Papa, viens par l'échelle.". "Jamais, gamin, jamais, tu sais bien que je n'arrive déjà pas à monter sur un tabouret, alors, une échelle de 3 mètres, hein". "Papa, j'ai pipi". "Retounes-toi, didjo, arrose l'échelle.". "Papa, il y a plein d'enfants sur l'échelle.". "Dis leur que la météo a changé d'avis, qu'il va pleuvoir". "Papa, t'arrives ?". "Patience, gamin, j'ai déjà parcouru presque cinq mètres en longueur et plus ou moins cinquante centimètres en hauteur.". "C'est mon papa, heu, c'est mon papa, heu.". "A qui tu parles ?". "Il y a plein de gens qui te regardent.". "Chasses les.". "Papa, écartes tes jambes. Nous on faisait ça avec les skis pour freiner à l'école de neige.". "Gamin, essayes de repérer celui qui a dit qu'il allait chercher du savon de Marseille, c'est pas du cirque, ici.". "Papa, tu es plus haut que tout à l'heure.". "J'espère bien. Dis, gamin, surveilles bien celui qui me pousse du cul, il y a mon portefeuille dans ma poche revolver.". "Papa, papa.". "Quoi encore ?". "Il y a la voisine de palier dans le parc. Elle te fait signe bonjour.". Je me suis retourné et j'ai fait un petit signe d'une main. L'autre main a laché prise. Dzoouuuuuum. Paf. Le nez dans le sable, crashé en bout de piste. Les gens ont applaudi. Mais que je n'aime pas ça. J'avais envie de creuser pour me cacher sous terre. "Papa, où vas-tu ?". "Je vais chercher les pompiers avec leur grande échelle.". Ca n'a pas été nécessaire. Un grand a poussé le gamin qui a atterri sur ma tronche. Le grand aussi. Maintenant le gamin aime le toboggan. Moi pas.

Écrit par : biglodion | 09/05/2006

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