26/01/2006

Jambon à l'os

Nous voici croûlant sous d'obscurs jougs

Le travail, celui-là qui nous rend fou

Chaque jour à tout recommencer

Comme si la marée avait lissé

Sensation d'inutile

Comme aux oreilles du porc

Quelques brins de persil

Quoique là encore

 

Il reste de l'os à ronger

 

Nous voici crevés, éreintés

Tant et tant à tout donner

Offrir ou perdre notre temps

Qu'importe si c'est pertinent

Sensation de fatigue

Comme pour les vieux à l'asile

Déssechés comme les figues

Désormais presque morts, inutiles

 

Il n'y a plus d'os à ronger

09:00 Écrit par Jacques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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